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La cour d’assises du Loir et Cher a condamné Marvin Joli, Martiniquais de 30 ans, à quinze ans de réclusion criminelle pour violences volontaires aggravées sur son ex compagne, pour des faits commis en 2022 à Blois. L’homme était initialement jugé pour tentative de meurtre, mais la cour et le jury ont écarté cette qualification, estimant qu’un doute subsistait sur l’intention de tuer.

Un verdict lourd, mais une qualification qui divise

Selon la décision, la violence et la localisation des coups, notamment à la tête, n’ont pas suffi à établir de manière certaine la volonté homicide. La peine prononcée s’accompagne d’une période de sûreté des deux tiers, d’un suivi socio judiciaire de sept ans avec injonction de soins et de l’interdiction d’entrer en contact avec les parties civiles.

Pour la victime et ses proches, le verdict laisse un goût amer. La mère de Chloé P. a exprimé sa déception, estimant que les faits et les gestes traduisaient une intention de tuer. L’avocate générale, qui avait requis vingt deux ans de prison, a également soutenu qu’il n’y avait selon elle aucun doute sur cette intention, alors que l’accusé a toujours nié avoir voulu donner la mort tout en reconnaissant des violences.

Chloé P., âgée aujourd’hui de 27 ans, conserve des séquelles irréversibles. Elle a perdu son œil droit et souffre de lésions neurologiques définitives, après notamment deux mois de coma. Au fil des débats, sa famille a détaillé l’ampleur des dommages, avec une atteinte durable à ses souvenirs et à ses sens.

Cette affaire rappelle brutalement l’urgence d’une réponse ferme face aux violences conjugales, et la nécessité pour l’institution judiciaire de protéger réellement les victimes, y compris lorsque les premières alertes, comme ici, ne parviennent pas à empêcher le passage à l’acte.

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