Quelque 500 personnes se sont réunies à Saint-Paul, mercredi 12 août, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse. Parmi les dispositifs présentés, le service civique écologique permet aux jeunes Réunionnais de s’engager dans des missions consacrées à la transition écologique tout en bénéficiant d’une première expérience professionnelle.

Sport, culture, santé, insertion professionnelle mais aussi environnement : plusieurs thématiques étaient au programme de la Journée internationale de la jeunesse organisée au complexe sportif de Saint-Paul.

Environ 500 personnes âgées de 11 à 25 ans ont participé à cette journée, instaurée par l’ONU en 1999. L’objectif était notamment de faciliter l’accès des jeunes à l’information et aux dispositifs pouvant favoriser leur engagement et leur insertion.

Entre 60 et 70 volontaires à La Réunion

Parmi les dispositifs mis en avant figure le service civique écologique. À La Réunion, entre 60 et 70 volontaires seraient actuellement engagés dans ce type de mission, selon l’association Roulé Mon Zaviron.

Accessible aux jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap, le dispositif permet de consacrer plusieurs mois à des projets directement liés à la transition écologique.

Les missions peuvent concerner la protection de l’environnement, la préservation des forêts et de l’océan, la réduction et le tri des déchets ou encore la sensibilisation de la population aux pratiques plus durables.

28 heures d’engagement par semaine

Certains volontaires consacrent 28 heures par semaine à leurs missions. L’objectif est à la fois de mener des actions concrètes sur le terrain et de sensibiliser la population aux conséquences du changement climatique.

Le dispositif aborde également les répercussions psychologiques des enjeux environnementaux. Des actions sont ainsi organisées autour de l’éco-anxiété, notamment à travers des outils pédagogiques destinés à encourager les jeunes à transformer leurs inquiétudes en initiatives concrètes.

Un possible tremplin professionnel

Au-delà de l’engagement citoyen, le service civique écologique peut constituer une première expérience pour des jeunes souhaitant ensuite s’orienter vers les métiers liés à l’environnement.

Des secteurs allant de la protection des espaces naturels au traitement des pollutions peuvent ainsi constituer des débouchés après cette expérience.

Les missions se déroulent sur un ou deux semestres et donnent droit à une indemnisation mensuelle d’environ 600 euros.

Dans un territoire particulièrement exposé aux conséquences du dérèglement climatique, le développement de ces missions vise ainsi à associer davantage la jeunesse réunionnaise aux enjeux environnementaux tout en lui offrant une première expérience d’engagement.

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