Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, les producteurs de cacao de Mayotte s’organisent pour reconstruire. L’association Café Cacao Maoré, durement frappée, relance progressivement ses plantations grâce à l’obtention de 10 000 nouveaux pieds de cacao.
Une reconstruction patiente et structurée
Au lendemain du cyclone, le constat était brutal. Les plantations étaient à terre, les arbres déracinés, les cabosses détruites. Selon la présidente de l’association, les pertes ont été totales. Avant Chido, les membres disposaient d’environ 150 cacaoyers. Tous ont été anéantis.
La première étape a consisté à nettoyer les parcelles et couper les arbres tombés. Pendant trois mois, des employés recrutés pour l’occasion ont appuyé les agriculteurs afin de remettre les terrains en état et récupérer les rares plants exploitables.
L’association a ensuite recherché des semences pour reconstituer les exploitations. Les 10 000 nouveaux plants obtenus ont été répartis entre les adhérents. La replantation a débuté cette année, avec une montée en puissance progressive.
La reprise ne sera toutefois pas immédiate. Le cacao exige du temps avant d’entrer en production. La filière devra faire preuve de patience et de persévérance pour retrouver son niveau d’avant cyclone. Dans un territoire où l’agriculture représente un enjeu de souveraineté alimentaire et de développement économique, cette relance symbolise la capacité de résilience des acteurs locaux.




