Une cinquantaine d’agents de la Police nationale s’est rassemblée vendredi 30 janvier au matin à Papeete, devant le monument aux morts, à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale. Dans le cadre d’un mouvement national, la mobilisation locale vise à alerter sur le manque d’effectifs et à exiger des décisions rapides, face à une délinquance jugée en hausse et à une organisation des services jugée fragile.
Le rassemblement, débuté dès 9 heures sur l’avenue Pouvanaa a Oopa, a également réuni des agents de la police municipale ainsi que des représentants des Douanes, venus afficher leur solidarité. Pour Alliance Police Nationale, la situation sur le terrain est désormais critique : le syndicat réclame 50 postes supplémentaires en urgence afin de répondre à la pression opérationnelle.
Des revendications sur les effectifs et la “vie chère”
Au-delà des renforts humains, la mobilisation met en avant plusieurs revendications liées au recrutement et aux conditions de vie en Polynésie. Alliance demande notamment un dispositif de recrutement quinquennal favorisant à la fois le CEAPF et le retour des originaires, afin de stabiliser durablement les effectifs.
Autre point de crispation : la prime dite “vie chère”. Le syndicat dénonce le fait que les policiers adjoints touchent une prime équivalente à celle versée en métropole, alors même que le coût de la vie en Polynésie est nettement supérieur, ce qui fragilise l’attractivité des postes et complique les recrutements.
L’aéroport de Tahiti-Faa’a pointé du doigt
Le syndicat s’inquiète également de la situation sur la plate-forme aéroportuaire de Tahiti-Faa’a, qu’il juge insuffisamment sécurisée au regard de son statut d’aéroport international. Selon Alliance, le dispositif repose aujourd’hui sur une proportion trop importante de contractuels, avec 40% de titulaires pour 60% de contractuels, une organisation considérée comme trop fragile pour un site aussi sensible.
Le rassemblement devait se poursuivre jusqu’à 14 heures. Dans l’après-midi, Alliance Police Nationale a prévu une rencontre avec le Haut-commissaire de la République en Polynésie française afin de porter ces revendications et d’obtenir des réponses concrètes.




