Alors que la grève des conducteurs de bus de la société Matis se poursuit, des bus de substitution ont été déployés ce samedi 24 janvier pour assurer le ramassage scolaire et déposer les élèves dans les établissements. La mesure, mise en place par Transdev, est contestée par la CFDT et un représentant du personnel de Matis, qui dénoncent un passage en force.
Des semaines de galère, une journée de répit
Au lycée de Tsararano, le retour d’un transport scolaire, même provisoire, a été vécu comme un soulagement par les élèves, en particulier ceux qui préparent le baccalauréat. Un terminale explique être heureux de pouvoir suivre les cours comme les autres, après avoir longtemps dû se débrouiller, parfois en taxi, jusqu’au moment où l’argent a manqué et où il a dû rester à la maison.
Même situation pour Housnati, élève de première, qui raconte des journées épuisantes à cause de l’éloignement et de l’absence de bus. Ces derniers jours, elle devait se lever à 3 heures du matin pour attendre qu’un proche puisse l’emmener, au point de s’endormir presque en cours.
Ce nouvel épisode met une fois de plus en évidence une réalité simple : dans les Outre mer, quand le transport scolaire s’arrête, ce sont les élèves qui paient la note, avec une rupture d’égalité immédiate devant l’école. La continuité du service, surtout pour les jeunes en année d’examen, doit rester une priorité, même lorsque le conflit social n’est pas réglé.




