À Wallis-et-Futuna, la préfecture a accueilli ce 16 février la cérémonie nationale d’hommage aux gendarmes morts en service. Dans la cour, autorités civiles, coutumières et religieuses, ainsi que des militaires en uniforme, se sont réunis dans un moment de recueillement marqué par la lecture des noms, le dépôt de gerbe, la levée des couleurs et la sonnerie aux morts.
Cette commémoration, organisée chaque année sur tout le territoire français, vise à entretenir la mémoire des gendarmes « victimes du devoir » et à rappeler l’engagement d’une institution dont le statut militaire peut aller jusqu’au sacrifice suprême. Cette année, huit décès ont été recensés au niveau national, a rappelé le chef d’escadron Marichez-Dauriac.
La date du 16 février a une portée symbolique : elle correspond à l’anniversaire de la loi du 16 février 1791, qui a officiellement créé la Gendarmerie nationale, en réorganisant la maréchaussée sous la Révolution française. Depuis 1993, cette date est aussi devenue celle de l’hommage annuel aux militaires disparus en service.
Après la cérémonie, les gendarmes ont repris l’autre face de leur mission : l’entraînement, notamment au champ de tir. Car même dans un archipel où le climat social reste globalement calme et où la délinquance est limitée, les exigences du métier demeurent, avec parfois des situations de tension pouvant surgir plus spontanément qu’en métropole, dans un contexte culturel différent.
Présente sur l’ensemble de l’archipel, la gendarmerie joue un rôle structurant, en lien avec les autorités locales et coutumières, et avec l’appui des gardes territoriaux. Une manière, au-delà du cérémonial, de rappeler l’essentiel : honorer les disparus, et continuer à se préparer pour protéger les autres.




