L’affaire Jeffrey Epstein, tentaculaire scandale de trafic sexuel qui secoue les États-Unis depuis plusieurs années, connaît un nouvel épisode avec la publication d’une masse impressionnante de documents par le ministère américain de la Justice. Parmi ces échanges, le nom de Pauline Hoarau, mannequin internationale originaire de La Réunion, apparaît dans une conversation privée, sans qu’elle n’ait été informée ni associée à cette démarche.
Un choc pour l’intéressée, mais aussi pour de nombreux Réunionnais, surpris de voir un nom de l’île cité dans un dossier aussi lourd, aussi sordide, et aussi médiatisé.
Vendredi dernier, les autorités américaines ont rendu publics des éléments considérables liés au dossier Epstein : plus de trois millions de pages, environ 2 000 vidéos et 180 000 images. Une avalanche de pièces, qui confirme l’ampleur du système et la complexité de ses ramifications.
Dans ce flot d’informations, des noms apparaissent, parfois sans qu’ils aient un rôle établi, parfois cités dans des discussions, parfois mentionnés à la marge. C’est dans ce cadre que le nom de Pauline Hoarau aurait été retrouvé, dans des échanges laissant entendre qu’elle aurait été “repérée” par Epstein ou par son entourage.
Pauline Hoarau : « Je n’ai jamais rencontré Epstein »
Face à l’émotion suscitée, la principale concernée a tenu à clarifier les choses : Pauline Hoarau affirme n’avoir jamais rencontré Jeffrey Epstein et nie toute implication dans ce réseau. Elle se dit choquée et surprise de voir son nom associé à une affaire aussi grave.
Cette précision est essentielle : être mentionné dans un document ou une conversation ne signifie pas être complice, ni même avoir été victime. Dans un dossier aussi volumineux, le risque de confusion est majeur, et les raccourcis médiatiques peuvent provoquer des dégâts personnels considérables.
Sur l’île, les réactions sont nombreuses : inquiétude, incompréhension, sentiment que “personne n’est à l’abri”. Le fait qu’une Réunionnaise connue, issue du monde de la mode, se retrouve citée dans un dossier américain renforce cette impression d’un scandale mondial, dont les ramifications dépassent largement les frontières.
LINFO.RE rappelle également que Pauline Hoarau a été repérée en 2011 lors du concours Elite Model Look, avant d’enchaîner une carrière internationale, notamment aux États-Unis, ce qui explique la proximité géographique et professionnelle avec certains réseaux du milieu.
Des évocations d’un lien possible avec l’île Maurice
Autre élément troublant : ces documents évoqueraient aussi un possible lien avec l’île Maurice, où Jeffrey Epstein aurait séjourné en 2010. Une information qui, si elle devait être confirmée, rappellerait que l’océan Indien n’est pas hermétique aux réseaux internationaux, y compris les plus criminels.
Dans une affaire de cette nature, la ligne doit être claire : tolérance zéro pour les réseaux de prédation, soutien absolu aux victimes, mais aussi refus de la calomnie et des amalgames.
L’État de droit impose une règle simple : les faits, rien que les faits. Et la protection de la réputation des personnes citées sans preuve directe doit être garantie, car la machine médiatique peut broyer des innocents aussi sûrement que des coupables.
À La Réunion comme ailleurs, cette affaire rappelle enfin une vérité dérangeante : les réseaux criminels ne s’arrêtent pas aux frontières, et la vigilance doit être totale, notamment dans les secteurs exposés comme la mode, le luxe, l’événementiel ou certains circuits touristiques internationaux.




