Le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a placé ce lundi 2 février la compagnie Air Antilles en redressement judiciaire pour une durée de six mois. Une décision très attendue, qui offre à l’entreprise un sursis encadré par la justice afin de tenter une relance, tout en gelant une partie des créances et en stoppant les poursuites des créanciers.

Cette procédure ouvre une période décisive : elle doit permettre à la direction de réorganiser l’activité et de bâtir un plan de redressement crédible. Air Antilles dispose d’un délai de deux mois pour présenter ce plan au tribunal, un document qui sera déterminant pour la suite.

Louis Mussington, président du conseil d’administration d’Air Antilles et président de la Collectivité de Saint-Martin, a récemment affiché un certain optimisme sur les perspectives de sortie de crise.

Les salariés entre espoir et inquiétude

Pour les 118 salariés, ce redressement judiciaire représente à la fois un soulagement immédiat et une période d’incertitude. À court terme, la procédure permet de maintenir l’activité et de sécuriser les emplois, en suspendant les actions des créanciers.

Mais la réalité est simple : l’avenir de la compagnie dépendra désormais de la capacité à rétablir rapidement un modèle économique viable, dans un secteur aérien régional où la concurrence, les coûts d’exploitation et les contraintes techniques pèsent lourd.

Dans les rangs du personnel, l’attente est forte : cette fenêtre de six mois doit servir à sauver Air Antilles, compagnie essentielle à la continuité territoriale et à la mobilité inter-îles, mais aussi à préserver les emplois, dans un contexte social déjà fragile aux Antilles.

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