En partenariat avec les Hôtels Karibea

Le danger est connu, documenté, et pourtant encore bien présent sur les routes martiniquaises. Près de 13 000 véhicules circuleraient toujours avec des airbags Takata défectueux, responsables de drames mortels. Face à cette menace, les autorités et les professionnels de l’automobile passent à la vitesse supérieure.

Une chasse active jusque dans les stations-service

Pour identifier les véhicules à risque, une nouvelle campagne de terrain est lancée. Des agents, équipés de tablettes, contrôlent directement les plaques d’immatriculation dans les stations-service de l’île. En quelques secondes, ils peuvent déterminer si un véhicule est concerné.

Cette opération vise à toucher un maximum d’automobilistes, alors que malgré des années de rappels, de nombreux conducteurs ignorent encore rouler avec un équipement potentiellement mortel.

Car les faits sont sans appel : ces airbags peuvent exploser de manière incontrôlée, projetant des fragments métalliques dans l’habitacle. En France, une vingtaine de décès ont déjà été recensés, dont une large majorité en Outre-mer.

Depuis juillet 2025, la règle est claire : tout véhicule équipé d’un airbag Takata est interdit de circulation. Une mesure dite stop-drive, encore difficile à faire respecter sur le terrain.

Les professionnels insistent pourtant sur l’urgence. Continuer à conduire expose non seulement le conducteur, mais aussi ses passagers et les autres usagers de la route.

Pour lever les freins, les concessionnaires assurent désormais un remplacement rapide, gratuit, et même possible à domicile en moins d’une heure. Aucune contrepartie n’est demandée aux propriétaires.

En dix ans, 23 000 véhicules ont déjà été traités en Martinique. Mais l’enjeu reste majeur : retirer les derniers airbags défectueux pour éviter de nouveaux drames.

Privacy Preference Center