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Amiante au Vauclin : trois classes fermées, l’État et la mairie sous pression pour garantir la sécurité des enfants

La découverte de nouvelles fissures dans les murs de l’école maternelle Les Corallines, au Vauclin, a conduit à la fermeture immédiate de trois classes et au retrait de trois enseignants. En cause, la possible libération de fibres d’amiante dans un bâtiment pourtant déjà diagnostiqué et réparé, révélant une nouvelle fois les failles de la gestion du bâti scolaire ancien.

Un diagnostic réalisé en 2023 avait confirmé la présence d’amiante dans cette école maternelle. Des travaux avaient alors été engagés pour colmater les zones à risque. Mais l’apparition récente de fissures a relancé les inquiétudes, dans un territoire où trop d’établissements publics souffrent d’un entretien insuffisant hérité de décennies de laisser aller. Par mesure de précaution, la municipalité a décidé la fermeture de trois salles de classe dès le lundi 19 janvier, tandis que plusieurs enseignants ont exercé leur droit de retrait.

Une gestion de crise sous surveillance

La mairie du Vauclin affirme avoir réagi sans délai. Des capteurs ont été installés afin de mesurer une éventuelle présence de fibres d’amiante dans l’air. Ces dispositifs ont été récupérés après vingt quatre heures par une entreprise spécialisée, et les résultats sont attendus sous une semaine environ. En attendant, un accueil minimum des élèves est assuré hors des salles concernées, notamment à la bibliothèque et sur les installations sportives.

Le maire Jimmy Farreaux se veut rassurant et insiste sur le respect strict des procédures. Cette situation n’en met pas moins en lumière la nécessité d’une vigilance permanente et d’investissements sérieux pour sécuriser les bâtiments scolaires, priorité absolue qui relève autant de la responsabilité des communes que de l’État.

L’amiante, un héritage à traiter avec rigueur

Interdit en France depuis 1997, l’amiante reste présent dans de nombreux édifices publics construits avant cette date. Ses fibres, invisibles et hautement cancérogènes, représentent un danger grave pour la santé, en particulier pour les enfants. La réglementation impose un dossier technique amiante et un suivi régulier de l’état des matériaux, obligations qui doivent être appliquées avec une rigueur sans compromis.

Cette affaire rappelle une évidence trop souvent négligée : la protection des élèves et des personnels ne peut souffrir d’aucune approximation. Dans les Outre mer comme dans l’Hexagone, l’autorité publique doit assumer pleinement son rôle, investir dans la rénovation du patrimoine scolaire et garantir un environnement sûr, condition essentielle de la transmission et de la confiance dans l’institution républicaine.

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