Le groupe GBH veut renforcer son soutien à l’agriculture ultramarine. À travers son nouveau fonds « Producteurs d’avenir », l’entreprise prévoit de consacrer 1,2 million d’euros sur trois ans à des projets agricoles en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et à La Réunion. Les premiers appels à candidatures doivent ouvrir le 30 septembre.

Le dispositif prévoit une enveloppe de 100 000 euros par an et par territoire pendant trois années. Les bénéficiaires ne seront pas sélectionnés uniquement par GBH, mais par des comités réunissant différents acteurs des filières et des institutions locales.

Chaque territoire pourra également identifier une filière considérée comme prioritaire afin d’orienter une partie des investissements vers les besoins les plus importants.

Aider les producteurs à investir

Le fonds doit financer l’installation et les investissements de producteurs ultramarins. L’objectif est de favoriser le développement d’exploitations capables d’augmenter leur activité et de consolider l’offre de produits issus des territoires concernés. GBH dispose déjà d’un réseau conséquent de fournisseurs locaux. En Martinique, les enseignes Carrefour du groupe travaillent avec plus de 170 producteurs agricoles et industriels. La production locale représente environ 25 % de leurs achats alimentaires, soit près de 79 millions d’euros en 2025.

En Guadeloupe, quelque 180 fournisseurs locaux travaillent avec le groupe et représentent près de 20 % des achats. En Guyane, GBH déclare travailler avec 42 fournisseurs locaux. Ces chiffres montrent que la production ultramarine peut trouver des débouchés importants lorsque producteurs et distributeurs parviennent à structurer leurs relations commerciales.

Produire davantage dans les Outre-mer

L’agriculture ultramarine fait face à des contraintes fortes : foncier limité, coûts d’investissement élevés, dépendance aux importations de certains intrants et petitesse des marchés locaux. Dans ce contexte, les investissements privés peuvent compléter les aides publiques et permettre à des exploitants de financer du matériel, d’augmenter leurs capacités ou de développer de nouvelles productions.

Les premiers candidats pourront déposer leurs dossiers à partir du 30 septembre et les premiers bénéficiaires doivent être annoncés avant la fin de l’année. L’enjeu dépasse la seule agriculture. Renforcer la production locale permet aussi de créer de l’activité, de soutenir l’emploi et de réduire une partie de la dépendance alimentaire des territoires ultramarins aux marchandises importées.

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