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La Guadeloupe et la Martinique représentent à elles seules la majorité des volumes de poissons débarqués dans les pêcheries côtières des Outre-mer. C’est ce que révèle le dernier bilan de l’Ifremer sur l’état des ressources marines, publié à partir des données collectées en 2024.

Un état globalement satisfaisant aux Antilles

Au total, les deux territoires antillais concentrent 63 % des volumes débarqués dans les départements ultramarins, soit près de 4 400 tonnes de poissons. L’étude analyse l’état de vingt populations de poissons afin de déterminer si elles sont exploitées durablement, en reconstitution ou au contraire victimes de surpêche.

En Guadeloupe, 55 % des populations évaluées sont considérées en bon état. Seules 5 % sont jugées surpêchées et 2 % à la fois surpêchées et dégradées, tandis que 38 % des populations ne disposent pas encore d’évaluation scientifique complète.

La situation apparaît légèrement moins favorable en Martinique. Selon l’Ifremer, 49 % des populations y sont en bon état, mais 13 % sont surpêchées et 17 % à la fois surpêchées et dégradées. Près de 21 % des espèces restent encore non évaluées.

Dans l’océan Indien, la situation est également suivie de près. À La Réunion, 53 % des espèces étudiées sont en bon état, contre 39 % à Mayotte. Dans ces deux territoires, certaines populations sont jugées « reconstituables », un indicateur qui reste rare dans les autres régions ultramarines.

La Guyane présente en revanche une situation plus contrastée. La moitié des populations évaluées y sont surpêchées et dégradées, même si 34 % restent en bon état. L’acoupa rouge, espèce très pêchée localement, représente à lui seul plus d’un tiers des captures recensées en 2024, dans un contexte marqué par l’impact de la pêche illégale étrangère.

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