Au lendemain de la noyade d’une fillette de 5 ans dans la piscine d’un hôtel de Saint-Gilles, les acteurs de la sécurité et de l’hôtellerie appellent à redoubler de vigilance. Toujours hospitalisée au CHU Nord en état d’urgence absolue, l’enfant rappelle, à travers ce drame, que la surveillance des jeunes enfants demeure la meilleure protection contre les accidents de noyade.
Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) de La Réunion, un tel accident reste exceptionnel dans les établissements hôteliers de l’île. Si la réglementation impose la présence de dispositifs de sécurité autour des piscines, comme des barrières, des alarmes ou du matériel de secours, elle ne rend pas obligatoire la surveillance par un maître-nageur sauveteur.
Le président de l’UMIH rappelle que ces équipements constituent une protection complémentaire, mais qu’ils ne peuvent en aucun cas remplacer la vigilance des parents. Une fois l’enfant présent dans l’enceinte de la piscine, la responsabilité de sa surveillance incombe aux adultes qui l’accompagnent.
Une vigilance permanente reste la meilleure protection
Les services de secours insistent eux aussi sur l’importance d’une surveillance constante. Le médecin-chef du SDIS de La Réunion recommande qu’un seul adulte soit clairement désigné pour surveiller l’enfant, afin d’éviter toute confusion pouvant conduire à un relâchement de l’attention. Cette surveillance doit être continue et s’ajouter aux dispositifs de sécurité déjà présents autour des bassins.
Les professionnels de l’apprentissage aquatique soulignent également l’intérêt d’une familiarisation précoce avec l’eau. Les exercices proposés aux jeunes enfants visent avant tout à leur apprendre les gestes permettant de rejoindre le bord en cas de chute accidentelle, et non à développer des compétences de nage. Ils rappellent toutefois qu’aucune formation ne peut remplacer la présence attentive d’un adulte, les jeunes enfants pouvant sombrer silencieusement en quelques secondes. En 2025, La Réunion a enregistré huit noyades, après sept en 2024, dont six ont été mortelles sur ces deux dernières années.



