Chez les Clarico, les haies sont une affaire de famille. Vincent, le père, a disputé le 110 mètres haies aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, manquant la finale de peu. Trente ans plus tard, son fils Melvil perpétue la tradition, tandis que le benjamin, Macéo, commence déjà à se faire un nom. La saga guadeloupéenne continue.
Un duo père-fils sans obstacle
Melvil Clarico, 28 ans, mène une double vie. Athlète de haut niveau et kinésithérapeute diplômé, il assume pleinement ce choix. “Je ne me voyais pas faire que de l’athlé”, confie-t-il. Entre le CREPS de Châtenay-Malabry, les volleyeurs professionnels du Plessis-Robinson et ses consultations, il jongle avec rigueur. Un équilibre qui, selon lui, l’aide à mieux comprendre son corps et à prolonger sa carrière.
Entraîné par son père Vincent, Melvil évolue dans un cadre familial solide, fait d’échanges et de remise en question permanente. Dans une discipline historiquement dominée par de grands noms français comme Guy Drut, Stéphane Caristan ou Ladji Doucouré, s’imposer relève du défi. La concurrence sur le 110 mètres haies est féroce et seuls les meilleurs percent au niveau international.
Après une saison 2025 en demi-teinte, sans campagne hivernale et avec des chronos estivaux modestes, Melvil aborde 2026 avec ambition. Pas de rêve olympique affiché à court terme, mais un objectif clair : réintégrer le Top 16 français. “Je veux combattre avec les meilleurs tricolores”, affirme-t-il, lucide sur l’exigence du très haut niveau.
Longtemps présenté comme “le fils de”, Melvil a appris à faire de son nom une force. Une fierté désormais assumée. D’autant que la relève est déjà là. À 18 ans, Macéo Clarico, licencié au Plessis-Robinson, s’est illustré en devenant vice-champion de France cadet du 400 mètres haies en 2024 à Albi. Peut-être une nouvelle spécialité pour la famille.
Plus de trois décennies après les exploits du père, le nom Clarico continue de résonner sur les pistes. En Guadeloupe comme dans l’Hexagone, la transmission est assurée.



