La lutte contre le narcotrafic vient de marquer un nouveau coup d’arrêt spectaculaire en Martinique. Dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier 2026, une yole de pêche a été interceptée par les gendarmes à la Pointe Borgnèse, au Marin, alors qu’elle était en cours de déchargement. À bord : 20 ballots de cocaïne, soit 561 kilos, pour une valeur marchande estimée à environ 32 millions d’euros.
L’opération s’est déroulée aux alentours de 3h20 du matin. Les militaires, présents au moment du déchargement, ont immédiatement découvert la marchandise dissimulée dans l’embarcation. Une source proche du dossier évoque une “grosse saisie”, soulignant l’impact concret des dispositifs de surveillance et de contrôle mis en œuvre dans la zone.
Un narcotrafic structuré, une réponse judiciaire ferme
Selon les informations disponibles, la yole provenait de Sainte-Lucie. Un homme, présenté comme âgé d’une cinquantaine d’années, a été interpellé dans le cadre de cette affaire.
Une enquête a été ouverte et confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Fort-de-France, structure dédiée aux dossiers les plus sensibles, notamment ceux liés au crime organisé. Les investigations sont menées par la section de recherches de la gendarmerie, en co-saisine avec l’Ofast (Office anti-stupéfiants), ce qui témoigne du caractère sérieux et potentiellement ramifié de ce trafic.
Cette saisie s’inscrit dans une dynamique plus large : en 2025, plus de 35 tonnes de stupéfiants ont été interceptées dans la zone maritime Antilles, preuve que la région reste une route stratégique du narcotrafic, mais aussi que l’État, lorsqu’il se donne les moyens, peut frapper fort.
Dans un contexte où les Outre-mer subissent déjà une pression croissante de la délinquance et des réseaux criminels, ce type d’opération rappelle une évidence : sans autorité, sans contrôle maritime renforcé, sans justice spécialisée et sans forces de sécurité soutenues, les trafiquants imposent leur loi.




