À Saint-Laurent-du-Maroni, la traversée vers Albina a viré au casse-tête ce vendredi 26 décembre. Dès l’aube, une file interminable s’est formée pour emprunter le bac international La Gabrielle, au point de pousser les autorités à prolonger les rotations bien au-delà de l’horaire initialement évoqué par les usagers.
Une confusion d’horaires côté Suriname, la CTG réclame des rotations supplémentaires
Parmi les automobilistes excédés, Jean-Daniel raconte être arrivé à 6 heures du matin après avoir quitté Cayenne à 2 heures, découvrant déjà des véhicules stationnés depuis la veille au soir pour espérer passer. À l’origine de la tension, un enchevêtrement d’informations sur la fermeture des services côté surinamais, douane, police, immigration. Le président de la Collectivité territoriale de Guyane, Gabriel Serville, affirme qu’un malentendu a alimenté la confusion, avec des horaires successivement annoncés à midi, 13 heures puis 15 heures.
Face au stock de véhicules en attente, Gabriel Serville dit avoir demandé la poursuite des rotations, d’abord jusqu’à 14h30 pour tenter de résorber la file, et évoque même la possibilité d’un geste commercial si des passagers se retrouvaient pénalisés en fin de service. Finalement, la décision est tombée : à titre exceptionnel, le bac La Gabrielle restera en activité jusqu’à 18 heures. Un prolongement qui illustre une réalité bien connue en Outre-mer : quand un axe stratégique dépend d’un dispositif unique, la moindre incertitude logistique se transforme immédiatement en paralysie, avec des usagers contraints d’anticiper parfois la veille pour simplement franchir un fleuve.




