À Baillif, une opération de contrôle menée le 26 janvier par la gendarmerie et plusieurs services de l’État a permis de mettre au jour une situation édifiante : une épicerie vendait de l’alcool sans aucune autorisation, avec un stock massif de plus de 2 000 bouteilles, immédiatement saisi. L’intervention s’inscrit dans le cadre du GOLAF, un dispositif destiné à traquer les activités frauduleuses qui alimentent l’insécurité et les troubles à l’ordre public.

Autour des gendarmes de la brigade de Saint-Claude, l’action a mobilisé un large front administratif : URSSAF, finances publiques, GIR, douanes et protection des populations. Trois établissements ont été contrôlés au total. Si deux commerces n’ont écopé “que” d’avertissements pour des infractions mineures, le cas de l’épicerie illégale illustre un problème bien connu : la prolifération de pratiques hors cadre, qui finissent par empoisonner la vie des quartiers et fragiliser l’économie légale.

Car derrière ces saisies, il y a un enjeu plus large : la lutte contre l’économie parallèle, celle qui contourne les règles, échappe aux contrôles, et met en difficulté les commerçants qui, eux, respectent la loi, payent leurs charges et travaillent honnêtement. Ce type de fraude n’est pas un “petit arrangement local” : c’est une atteinte directe à l’ordre public, à la santé publique et au respect des règles communes.

Ces opérations conjointes rappellent une évidence que certains semblent oublier : la Guadeloupe n’est pas une zone de non-droit. Les contrôles vont se poursuivre, annoncent les autorités, et c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent vivre dans un territoire plus sûr, plus apaisé, et où l’État assume pleinement sa mission régalienne.

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