La cessation brutale d’activité du groupe Datex, jusqu’alors chargé de la restauration scolaire dans les établissements publics de Basse-Terre, a obligé la municipalité à réagir dans l’urgence afin de garantir la continuité du service pour les élèves.
Privée de son prestataire sans préavis, la ville s’est tournée vers les structures de l’enseignement privé pour éviter toute rupture. Les cuisines du pensionnat de Versailles et du pensionnat Saint-Paul de Bouillon ont ainsi été sollicitées pour assurer temporairement la préparation des repas destinés aux écoles publiques de la commune.
Une solution transitoire dans l’attente d’un nouveau marché
Le maire de Basse-Terre, André Atallah, évoque une situation délicate gérée dans l’urgence. Informée tardivement de l’arrêt d’activité du groupe Datex, la municipalité a dû trouver rapidement une alternative opérationnelle. Il souligne l’implication des conseils d’administration des établissements privés, qui ont accepté d’assurer cette prestation, à titre payant, jusqu’au 31 mars prochain.
Dans l’intervalle, la collectivité entend relancer une procédure de marché public afin d’identifier un prestataire capable d’assurer durablement la restauration scolaire. Chaque semaine, ce service concerne près de 700 enfants, quatre jours sur sept, un enjeu essentiel pour de nombreuses familles basseterroises.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la fragilité de certains services publics locaux lorsqu’ils reposent sur des opérateurs uniques, et rappelle la nécessité pour les collectivités de sécuriser leurs partenariats afin de garantir la continuité des missions essentielles, au premier rang desquelles figure l’accueil scolaire.




