La Nouvelle-Calédonie accueille avec soulagement l’adoption du budget de l’État français, voté dans la nuit du 1er au 2 février. Ce mardi 3 février, Christopher Gygès, membre du gouvernement calédonien chargé des finances, s’est félicité d’une décision qu’il qualifie “d’excellente nouvelle”, à la veille du vote du budget local.
Selon l’élu, cette adoption débloque plusieurs centaines de millions d’euros destinés à la Nouvelle-Calédonie, sous différentes formes :
un soutien direct au budget,
des aides à l’investissement pour relancer l’économie,
des mesures fiscales, notamment via une réduction de l’impôt sur les sociétés,
et un accompagnement lié aux zones franches sur le territoire.
Sauver le RUAMM et éviter une crise sociale majeure
Pour Christopher Gygès, l’enjeu principal est aussi social : ces moyens doivent permettre de donner de la visibilité et de préserver les équilibres financiers, en particulier autour du RUAMM et des retraites.
L’objectif affiché est clair : éviter une cessation de paiement du système de retraite, scénario catastrophe qui fragiliserait encore davantage une population déjà éprouvée.
Relance économique : investissements publics et emploi
L’aide de l’État doit également alimenter la relance économique. L’exécutif calédonien affirme avoir identifié plusieurs investissements publics à lancer rapidement, avec un double objectif : recréer de l’emploi et recréer de la richesse.
Dans le contexte actuel, cette aide est perçue comme un levier vital : sans stabilité budgétaire et sans relance, le territoire risquerait de s’enfoncer durablement dans une crise économique et sociale. Pour l’exécutif, le vote du budget national constitue donc une respiration, mais aussi un test : ces moyens devront maintenant être traduits en décisions concrètes et rapides sur le terrain.




