Rentrée 2026 : ce qui change pour l’allocation de rentrée scolaire versée par la CAF
À l’approche de la rentrée scolaire 2026, l’allocation de rentrée scolaire connaît plusieurs ajustements. Cette aide, destinée à accompagner les familles modestes face au coût croissant de la scolarité, reste soumise à des conditions de ressources, avec des plafonds revalorisés afin de tenir compte de l’évolution des revenus et du contexte inflationniste.
Pour l’année 2026, les seuils de ressources ouvrant droit à l’allocation ont été revus à la hausse. Un foyer avec un enfant à charge pourra bénéficier de l’aide si ses revenus annuels ne dépassent pas 28 956 euros. Ce plafond s’établit à 35 638 euros pour deux enfants, 42 320 euros pour trois enfants et 49 002 euros pour quatre enfants. Une majoration est prévue pour chaque enfant supplémentaire, conformément aux règles habituelles de la Caisse d’allocations familiales.
Cette revalorisation vise à maintenir l’accès à l’allocation pour des familles dont le pouvoir d’achat est fragilisé par la hausse des prix, notamment dans les territoires ultramarins où le coût de la vie demeure sensiblement plus élevé que dans l’Hexagone.
Des montants modulés selon l’âge et des règles inchangées sur le versement
Le montant de l’allocation de rentrée scolaire demeure fixé en fonction de l’âge de l’enfant au moment de la rentrée. Pour 2026, il s’élèvera à un peu plus de 423 euros pour un élève du primaire, à environ 447 euros pour un collégien et à près de 462 euros pour un lycéen. Lorsque les revenus du foyer dépassent légèrement les plafonds, une allocation réduite peut être attribuée, selon un calcul individualisé.
Le principe du versement automatique est maintenu pour les enfants âgés de 6 à 15 ans, dès lors que la situation de la famille est déjà connue de la CAF. Aucune démarche supplémentaire n’est alors requise. En revanche, des règles spécifiques continuent de s’appliquer dans certains territoires, notamment à Mayotte, ainsi que pour les enfants placés par décision judiciaire, pour lesquels les sommes sont consignées.
Dans un contexte où les dépenses liées à la scolarité pèsent de plus en plus lourdement sur les budgets familiaux, cette aide reste un levier essentiel de solidarité nationale. Elle illustre le rôle de l’État et de la protection sociale dans le soutien aux familles, y compris dans les Outre-mer, pleinement intégrées au modèle républicain.




