La campagne sucrière 2026 ne débutera pas ce jeudi 19 février en Guadeloupe. Alors qu’un lancement était annoncé, l’industriel Albioma évoque désormais la date du lundi 23 février, précisant que l’usine Gardel serait prête à démarrer à cette échéance. Mais aucune confirmation officielle n’est actée. Dans une filière stratégique pour l’économie de l’archipel, les tensions sociales pèsent lourdement sur le calendrier.
NAO dans l’impasse et menaces de blocage
L’UGTG dénonce l’enlisement des négociations annuelles obligatoires de la branche canne-sucre-rhum. Les discussions doivent reprendre ce jeudi, sans avancée significative à ce stade. Le syndicat reproche aux organisations patronales des convocations tardives et un calendrier fixé avant la fin des échanges. Il affirme être mobilisé depuis décembre et prévient qu’il n’est pas question d’accepter un accord au rabais.
De son côté, le Syndicat professionnel des ETA et CUMA confirme que la campagne ne peut débuter dans ces conditions. Dans un courrier adressé au président d’IGUACANNE le 16 février, le SPEC évoque de graves dysfonctionnements dans les commissions mixtes de bassin et conteste la régularité de certaines convocations. Le syndicat maintient qu’aucune nouvelle structure de récolte ne doit être agréée tant que le seuil de 650 000 tonnes de cannes n’est pas atteint. À défaut de règlement rapide, ses adhérents menacent de ne pas laisser démarrer la récolte.
Pilier agricole et industriel de la Guadeloupe, la filière canne-sucre-rhum mobilise des milliers d’acteurs, des planteurs aux sucreries en passant par les distilleries. Chaque retard fragilise l’organisation des exploitations et les revenus des travailleurs. À ce stade, la date du 23 février reste hypothétique. La reprise des discussions sera déterminante pour sortir de l’impasse et permettre un démarrage dans des conditions apaisées.




