Le trafic aérien est fortement perturbé dans la Caraïbe ce samedi 3 janvier. L’aéroport international Princess Juliana de Saint-Martin a annoncé la suspension immédiate de tous les vols impliquant des avions immatriculés aux États-Unis, en raison d’un NOTAM affectant l’espace aérien régional. Une décision directement liée au contexte sécuritaire autour du Venezuela.
Dans un communiqué officiel, la direction de l’aéroport précise que cette mesure concerne l’ensemble des opérations réalisées par des appareils enregistrés aux États-Unis, à Saint-Martin comme dans plusieurs territoires voisins. En cause, un NOTAM émis par les autorités aéronautiques à la suite des frappes américaines menées au Venezuela, entraînant une restriction temporaire de l’espace aérien caribéen.
La suspension est annoncée pour une durée minimale de 24 heures, sans garantie de reprise rapide. Les autorités n’excluent pas une prolongation si la situation sécuritaire venait à se dégrader. Cette décision, prise dans un cadre strictement réglementaire, vise à garantir la sécurité des vols civils dans une zone jugée momentanément sensible.
Des répercussions pour les compagnies régionales et les passagers
Les avions non immatriculés aux États-Unis ne sont pas automatiquement concernés par cette interdiction. Toutefois, les autorités aéronautiques préviennent que des annulations supplémentaires pourraient intervenir, notamment pour les liaisons à proximité de l’espace aérien vénézuélien.
Plusieurs compagnies régionales, comme WINAIR, SXM Airways ou Tradewind Aviation, pourraient ainsi être amenées à réduire ou suspendre temporairement leurs rotations. Les passagers affectés sont invités à se rapprocher directement de leur compagnie afin d’obtenir des informations sur les reports ou les remboursements.
Cette situation rappelle la vulnérabilité du transport aérien caribéen face aux crises géopolitiques extérieures, et souligne l’importance d’une coordination étroite entre autorités civiles et militaires pour préserver la sécurité et la continuité des échanges dans les territoires français de la région.




