L’année 2026 s’ouvre à La Réunion sur une légère détente des prix à la pompe. À compter du 1er janvier, le litre de gazole recule de 6 centimes pour s’établir à 1,23 euro, tandis que le sans-plomb ne baisse que d’un centime, à 1,56 euro le litre. Une évolution présentée comme positive, mais qui reste très mesurée au regard du niveau élevé des prix et du poids du carburant dans le budget des ménages réunionnais.
Cette baisse s’explique principalement par le recul des cotations internationales et par une évolution plus favorable des taux de change. Le gazole bénéficie d’un repli nettement plus marqué sur les marchés mondiaux que l’essence, ce qui se répercute mécaniquement à la pompe. Le coût du transport maritime est également en baisse, même si certaines charges portuaires locales progressent à compter du 1er janvier.
Dans le même temps, la bouteille de gaz reste strictement au même prix, à 18 euros, grâce au maintien des aides régionales pour six mois supplémentaires. Une stabilité bienvenue pour de nombreux foyers, mais qui souligne aussi la dépendance persistante du territoire aux dispositifs de compensation publique.
Enfin, cette baisse aurait pu être plus significative sans l’augmentation de la contribution liée aux Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), intégrée aux prix réglementés. Présenté comme un mécanisme de type « pollueur-payeur », ce dispositif renchérit en réalité le coût final pour les consommateurs, avec deux centimes supplémentaires par litre dès janvier. Une illustration de plus du paradoxe ultramarin : chaque amélioration conjoncturelle est rapidement absorbée par des mécanismes structurels qui entretiennent durablement la cherté de la vie.




