La fête n’efface pas les menaces. Samedi 31 janvier 2026, alors que plus de 5 000 personnes assistaient à la parade du carnaval à Dillon, à Fort-de-France, les forces de l’ordre ont interpellé un individu porteur d’une arme de poing et de munitions, au cœur même de cet événement populaire.
Les policiers martiniquais, renforcés par des effectifs de la gendarmerie nationale et appuyés par un drone, étaient mobilisés pour sécuriser ce grand rassemblement festif qui a réuni 16 groupes dans une ambiance carnavalesque.
Mais cette ambiance n’a pas empêché un fait extrêmement grave : un homme circulait avec une arme automatique de type Glock 48, accompagnée de dix munitions.
L’intervention rapide des forces de sécurité a permis de neutraliser immédiatement la menace. Dans un contexte où les Antilles subissent une pression croissante des armes illégales et des violences associées, la présence d’un individu armé au milieu d’une foule dense constitue un danger majeur.
Ce type d’arme n’a rien d’un “objet” anodin : c’est une arme de guerre urbaine, conçue pour tuer. Sa simple présence dans une manifestation publique suffit à démontrer la gravité de la situation sécuritaire.
Infractions multiples : arme, munitions… et conduite illégale
Lors du contrôle, les policiers ont également constaté que l’homme circulait en deux-roues sans permis de conduire, ajoutant une infraction supplémentaire à un dossier déjà très lourd.
Cet épisode rappelle une évidence : l’ordre public ne se négocie pas, surtout dans des territoires confrontés à une montée de la violence armée. Les festivités, aussi importantes soient-elles pour la cohésion sociale et l’identité culturelle, ne peuvent devenir des zones de non-droit.
La présence renforcée des forces de l’ordre, l’utilisation de moyens technologiques comme les drones, et la capacité d’intervention rapide sont indispensables pour protéger les familles et éviter que le pire ne survienne.
À Fort-de-France comme ailleurs dans les Outre-mer, la priorité doit rester la même : désarmer les délinquants, démanteler les filières et restaurer l’autorité de l’État.




