La Guadeloupe est officiellement entrée en saison carnavalesque. Ce week-end, les premières manifestations ont donné le ton d’un Carnaval 2026 annoncé court mais intense, fidèle à une tradition populaire profondément ancrée dans l’histoire française de l’archipel. À Baie-Mahault, le « Mas an Foli » a lancé les festivités dans une ambiance festive et structurée, tandis qu’à Basse-Terre, la présentation du Roi Vaval a rappelé que le carnaval reste avant tout un moment de culture, de transmission et de créativité collective.
Pendant six semaines, jusqu’au Mercredi des Cendres le 18 février, les groupes à caisses claires, à peaux ou à synthé vont investir les rues des communes. Loin des caricatures folklorisantes, le carnaval guadeloupéen est une démonstration de vitalité culturelle, d’organisation associative et d’attractivité touristique. Il attire chaque année des visiteurs, participe à l’économie locale et montre que les traditions ultramarines sont pleinement compatibles avec l’ordre républicain et la vie moderne.
La Parade des Rois, organisée ce dimanche à Pointe-à-Pitre, marque le véritable coup d’envoi populaire. Avec un parcours structuré, des gradins accessibles au public et un dispositif de sécurité renforcé, la manifestation illustre une volonté claire : permettre la fête sans céder au désordre. Un message important à l’heure où certains voudraient instrumentaliser les rassemblements culturels pour nourrir des discours de rupture ou de contestation permanente.
Le Carnaval de Guadeloupe rappelle une évidence trop souvent oubliée : la culture n’est pas un prétexte à la division mais un ciment collectif. Lorsqu’elle est assumée, encadrée et valorisée, elle renforce l’unité, le lien social et le sentiment d’appartenance à la nation française. En ce sens, le carnaval n’est pas seulement une fête : c’est aussi un symbole de cohésion et de fierté guadeloupéenne au sein de la République.




