Malgré les drames qui ont endeuillé le début de la saison carnavalesque 2026, les autorités ont confirmé le maintien du déboulé de Pointe-à-Pitre ce dimanche. La préfecture, en lien avec les collectivités, entend garantir le bon déroulement de l’événement dans un cadre strict, marqué par une présence renforcée des forces de l’ordre et des horaires clairement définis.
Le dimanche 18 janvier, les festivités carnavalesques à Pointe-à-Pitre se tiendront de 15 heures à 20 heures, conformément aux décisions préfectorales. Lors du précédent déboulé, le 11 janvier, une partie des groupes avait choisi de prolonger le défilé bien au-delà de l’horaire autorisé, sans incident notable. Une situation que l’État ne souhaite pas voir se reproduire, dans un contexte de tension sécuritaire accrue après la mort violente de deux jeunes hommes, dont un adolescent de 18 ans, au début de la saison.
Un encadrement policier massif pour prévenir tout débordement
À l’issue de nouvelles concertations entre les élus locaux et les services de l’État, la préfecture a décidé de reconduire et d’amplifier le dispositif de sécurité. Pas moins de 70 policiers nationaux seront mobilisés, appuyés par un peloton de gendarmerie. La surveillance aérienne sera également renforcée, avec le déploiement de drones de la police nationale et le maintien de l’hélicoptère de la gendarmerie.
Ces moyens seront concentrés sur plusieurs axes stratégiques de la ville, notamment le boulevard Légitimus, les rues Frébault et Duplessis, ainsi que la place de la Victoire. Les collectivités locales apporteront un appui logistique supplémentaire, en mettant à disposition des policiers municipaux, des dispositifs de barrières anti-intrusion et un éclairage renforcé dans les zones sensibles.
Préserver une tradition populaire dans le respect de l’ordre public
Pour les autorités, l’enjeu est clair : permettre le maintien d’une tradition culturelle majeure de la Guadeloupe tout en assurant la protection des participants et du public. Le carnaval doit rester un moment de fête populaire et intergénérationnelle, sans devenir un prétexte à l’insécurité ou à la violence.
Dans un territoire durement confronté à la criminalité et aux armes à feu, la fermeté de l’État apparaît plus que jamais nécessaire. Le maintien du déboulé, sous haute surveillance, illustre une ligne de conduite assumée : défendre la culture et la convivialité, sans jamais transiger sur l’autorité républicaine, la sécurité des citoyens et le respect des règles communes.




