Attendu depuis des décennies, le nouvel hôtel de police de Cayenne se fait toujours attendre. En chantier depuis 2022, le projet accuse désormais un retard significatif, suscitant inquiétudes et frustration parmi les forces de l’ordre.
Un chantier enlisé malgré des années d’attente
Validé en 2017, ce projet structurant devait répondre aux besoins croissants des services de sécurité en Guyane. Mais près de huit ans plus tard, le bâtiment est encore loin d’être livré.
Sur place, les travaux avancent, mais lentement. Officiellement, la livraison est annoncée pour fin 2026. Une échéance jugée optimiste par les syndicats, qui évoquent déjà plus d’un an de retard.
Et même après la fin du chantier, il faudra encore compter plusieurs mois pour le déménagement et la mise en service complète des locaux.
Un équipement stratégique pour renforcer la présence de l’État
Ce futur commissariat doit pourtant marquer un tournant. Avec 5 500 m² répartis sur quatre niveaux et plusieurs bâtiments annexes, il accueillera près de 600 agents et neuf services de sécurité publique.
Un outil indispensable pour renforcer la présence de l’État dans un territoire confronté à des enjeux sécuritaires importants.
Mais sur le terrain, la prudence domine. Après 30 ans d’attente, les policiers veulent désormais des garanties concrètes sur les délais et les conditions d’accueil.
Le coût du projet dépasse les 60 millions d’euros, dont 40 millions consacrés aux travaux. Un investissement lourd qui accentue les attentes.
Pour l’heure, les autorités restent discrètes sur les raisons exactes du retard. Une absence de réponse qui alimente les doutes.
Entre annonces et réalité du chantier, les policiers de Guyane attendent désormais une chose simple : que ce commissariat devienne enfin opérationnel.



