Le Celtic Glasgow a mis fin, sans ménagement, à l’aventure de Wilfried Nancy. Arrivé début décembre avec un contrat courant jusqu’en 2028, l’entraîneur d’origine guadeloupéenne a été remercié après seulement huit matches, marqués par six défaites. La défaite dans le très symbolique Old Firm face aux Rangers a servi de déclencheur à une décision qui en dit long sur la fébrilité actuelle du club écossais.
Ce limogeage éclair fait de Nancy le troisième entraîneur remercié cette saison par le Celtic, pourtant quadruple champion d’Écosse en titre. En difficulté en championnat relégué à six points du leader Hearts, un club qui n’avait plus été sacré depuis 1960 et déjà éliminé des tours préliminaires de la Ligue des champions, le club semble naviguer à vue, multipliant les changements de cap au détriment de toute stabilité sportive.
Pour Wilfried Nancy, ancien technicien reconnu en MLS avec Columbus Crew, cette expérience écossaise tourne court. Elle illustre aussi la dure réalité du football de haut niveau européen, où l’exigence de résultats immédiats prime souvent sur les projets à moyen terme. Une logique implacable, mais assumée, dans des clubs historiques soumis à une pression populaire et médiatique constante.
Le Celtic a choisi de rappeler Martin O’Neill, figure bien connue de la maison, comme pour se réfugier dans le passé face aux turbulences du présent. Un choix conservateur qui contraste avec l’éviction rapide d’un entraîneur ultramarin, rappelant que les talents venus des Outre-mer, pleinement français et légitimes sur la scène internationale, restent parfois les premières victimes des crises de gouvernance sportive.




