Un premier cas autochtone de chikungunya a été détecté en Guyane, a annoncé l’Agence régionale de santé ce 27 janvier. Cela signifie que la personne contaminée n’a pas voyagé dans les deux semaines précédant l’apparition des symptômes, et que la transmission s’est donc faite localement, sur le territoire.

Surveillance et démoustication mobilisées

Le cas a été confirmé positif le 21 janvier. L’ARS le présente comme isolé à ce stade, tout en indiquant que les équipes de la direction de la démoustication de la Collectivité territoriale de Guyane sont mobilisées sur le terrain afin de limiter tout risque de propagation.

Le chikungunya se transmet par la piqûre d’un moustique vecteur infecté, le plus souvent en journée. Les autorités rappellent que le virus circule fortement hors de Guyane, notamment dans l’océan Indien, avec une situation particulièrement suivie à La Réunion. Des cas importés avaient déjà été signalés en 2025 chez des personnes revenant de cette zone.

En Guyane, la détection d’une transmission locale est prise au sérieux car aucune circulation autochtone n’avait été enregistrée depuis l’épidémie de 2014. Dans le même temps, la pression des moustiques progresse ailleurs, avec une extension régulière des zones colonisées sur le territoire national.

Les symptômes apparaissent généralement cinq à sept jours après la piqûre. Fièvre, douleurs articulaires et musculaires, maux de tête, grande fatigue, éruption cutanée, parfois saignements au niveau des gencives ou du nez. Les autorités sanitaires appellent à consulter rapidement en cas de signes évocateurs et à renforcer immédiatement les gestes de prévention, suppression des eaux stagnantes autour des habitations et protection contre les piqûres.

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