La hausse brutale du prix du pétrole liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient commence à se répercuter sur le transport aérien. Air France et KLM ont annoncé une augmentation de leurs tarifs sur les vols long-courriers, notamment vers et depuis les territoires ultramarins, pour les billets émis à partir du 11 mars.

Une hausse de 50 euros en classe économique

Cette décision intervient alors que le prix du kérosène s’est envolé dans le sillage du conflit impliquant l’Iran. Les compagnies expliquent que cette flambée du carburant les contraint à ajuster leurs prix afin de compenser l’augmentation de leurs coûts d’exploitation.

Concrètement, les passagers devront s’attendre à une augmentation d’environ 50 euros aller-retour en classe économique sur les vols long-courriers. Le groupe Air France-KLM emboîte ainsi le pas à plusieurs compagnies internationales qui ont déjà appliqué des surcharges similaires ces derniers jours.

D’autres transporteurs desservant les Outre-mer ont également ajusté leurs tarifs. Air Caraïbes et French Bee ont annoncé une hausse modérée pour les billets émis depuis le 11 mars, tandis que Corsair a confirmé avoir pris une décision comparable face à la forte augmentation de sa facture de carburant.

En revanche, la compagnie low-cost Transavia, filiale d’Air France-KLM, n’a pour l’instant pas modifié ses prix mais affirme suivre de près l’évolution de la situation.

Selon l’indice de référence Platts, le prix du carburant d’aviation a atteint près de 168 dollars le baril le 11 mars, soit environ le double du niveau observé début janvier. Dans le même temps, le baril de Brent, référence mondiale du pétrole, a brièvement dépassé la barre des 100 dollars.

Le kérosène représente une part majeure des dépenses des compagnies aériennes, pouvant atteindre plus d’un quart de leurs coûts d’exploitation. Certaines entreprises tentent toutefois d’amortir le choc grâce à des politiques de couverture, qui consistent à acheter du carburant à prix fixe plusieurs mois à l’avance.

Air France-KLM indique ainsi avoir sécurisé environ 70 % de ses besoins en carburant pour les prochains mois, une stratégie destinée à limiter l’impact immédiat de la flambée des prix sur ses activités.

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