Ce 11 mars 2026, CMA CGM ne se contente pas d’annoncer une ligne de plus sur une carte marine : le géant français du conteneur lance PCRF XL et envoie un message clair, presque martial, de Dunkerque et du Havre jusqu’à la Martinique et la Guadeloupe, avec des escales en Amérique centrale. Le concret, lui, saute aux yeux des familles comme des entreprises : deux jours de gagnés sur les délais, un conteneur au départ du Havre livré à Fort-de-France en 9 jours, à Pointe-à-Pitre en 10. On parle d’étagères mieux remplies, de chantiers moins à l’arrêt, d’une logistique qui cesse de jouer à pile ou face et dans des îles où le moindre retard se paie cash, ça change tout.
Mieux : la régularité devient la nouvelle norme. Sept navires, 6 000 conteneurs chacun, et des arrivages en début de semaine, ce détail qui n’en est pas un pour les distributeurs, les transitaires, les importateurs, tous ceux qui font tourner l’économie réelle pendant que d’autres préfèrent faire tourner les slogans. Et la Guyane ? Elle garde ses lignes Nefgui et Agex sans délai supplémentaire, preuve qu’on peut renforcer un maillon sans fragiliser l’autre quand on s’en donne les moyens, quand on met du professionnalisme plutôt que des incantations.
Le grand hub français des Caraïbes, et tant mieux
Car l’ambition dépasse le simple « ça arrive plus vite ». CMA CGM veut faire de la Martinique et de la Guadeloupe un hub de transbordement à l’échelle caribéenne, une plaque tournante capable d’irriguer l’Amérique centrale, la Caraïbe et l’Amérique du Sud, avec un objectif assumé : 300 000 conteneurs transbordés par an d’ici 2027, soit le double d’aujourd’hui. Pour y arriver, le groupe met sur la table 336 millions d’euros d’investissements, dont 80 millions directement sortis de ses caisses : engins portuaires hybrides, stockage frigorifique porté à 800 prises, quais adaptés aux navires de nouvelle génération. Voilà ce que produit une France qui construit, qui équipe, qui s’organise, pas une France qui se cherche des excuses.
Dans les deux îles, CMA CGM s’appuie déjà sur des équipes en place (104 salariés en Martinique, 110 en Guadeloupe) et des centaines d’escales annuelles. Le groupe promet des emplois supplémentaires, un coup de fouet pour l’agri et l’agroalimentaire, une meilleure insertion régionale : autrement dit, du travail et des débouchés, pas des rêveries séparatistes qui coupent les amarres avec la métropole et finissent toujours par ruiner les plus fragiles. Les Antilles françaises, ça n’est pas « à part », c’est la France, au cœur des routes ; et si ce hub prend la mer comme annoncé, qui osera encore soutenir que l’avenir passe par le repli et la contestation permanente ?




