Les cours n’ont toujours pas repris au collège Saint John Perse de Grand Camp, aux Abymes, après l’agression violente d’un assistant d’éducation, jeudi 22 janvier 2026, par un élève armé d’une paire de ciseaux. Depuis, la communauté éducative refuse de reprendre sans garanties concrètes sur la sécurité, tandis que les élèves, eux, paient le prix fort avec une scolarité à l’arrêt.
Concertation en cours, mais exigences de sécurité immédiates
Le rectorat assure être pleinement mobilisé et dit soutenir les personnels choqués par ce qu’il qualifie de faits intolérables. Le recteur s’est rendu sur place peu après l’agression et s’est engagé à ouvrir une concertation avec l’équipe de direction, les enseignants et les personnels de vie scolaire afin de faire remonter besoins, analyses et propositions. En parallèle, la direction du collège, avec le Département et des représentants de parents et d’enseignants, travaille sur un ensemble de mesures destinées à renforcer durablement la sécurité dans l’établissement.
Dans l’immédiat, le blocage se prolonge et la scolarisation des collégiens reste interrompue. Une situation que le rectorat déplore, estimant qu’elle nuit directement aux apprentissages et à la réussite des élèves. L’établissement demeure ouvert et affirme pouvoir accueillir élèves et personnels, mais le climat reste trop tendu pour un retour normal en classe. La question devient centrale : peut-on accepter que l’école s’arrête faute de solutions immédiates, alors même que l’éducation nationale insiste sur la reprise des cours.
Sur le plan judiciaire, une plainte a été déposée et une procédure est en cours. La victime bénéficie de la protection fonctionnelle et d’un accompagnement psychologique. Le rectorat tient aussi à corriger certaines affirmations circulant sur l’auteur présumé, précisant qu’il ne s’agit pas d’un élève poly exclu. Reste que l’agression, commise en plein exercice des fonctions d’un agent, a provoqué une onde de choc dans l’établissement et au-delà.
Tout le monde affiche le même objectif : tenir la violence hors de l’école et garantir un cadre d’apprentissage ferme, serein et protecteur. Mais entre l’urgence du terrain et la lenteur des décisions, le collège de Grand Camp se retrouve dans une impasse. Et ce sont les élèves, une fois de plus, qui en subissent les conséquences.




