Le crash d’un jet privé survenu mardi 23 décembre 2025 en Turquie a coûté la vie à huit personnes, dont un pilote originaire de La Réunion. Anthony Tangapriganin, 45 ans, copilote de l’appareil, faisait partie de l’équipage du Falcon 50 qui s’est écrasé peu après son décollage, à une cinquantaine de kilomètres d’Ankara.
Selon les autorités turques, l’avion avait quitté la capitale dans la soirée lorsqu’un dysfonctionnement électrique a été signalé à la tour de contrôle. Quelques minutes plus tard, l’appareil s’est abîmé au sol, ne laissant aucun survivant. Les circonstances exactes du crash font toujours l’objet d’investigations.
À bord se trouvaient cinq hauts responsables militaires libyens, dont le chef d’état-major Mohammed Ali Ahmed al-Haddad, ainsi que trois membres d’équipage. Parmi ces derniers figuraient deux ressortissants français, dont Anthony Tangapriganin. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a indiqué être en lien étroit avec les familles, par l’intermédiaire de l’ambassade de France en Turquie et du centre de crise et de soutien.
Un professionnel expérimenté, profondément attaché à La Réunion
Originaire de Saint-Denis et père de trois enfants, Anthony Tangapriganin exerçait comme pilote de jet privé depuis plus de dix ans. Après une première carrière dans la communication, il s’était reconverti dans l’aviation d’affaires, où il était reconnu pour son sérieux et son professionnalisme. Au cours de sa carrière, il avait déjà opéré des vols dans des zones sensibles, notamment au Niger et en Syrie.
Décrit par ses proches comme un homme engagé, chaleureux et profondément attaché à son île natale, il laisse derrière lui une famille et de nombreux amis endeuillés. Un hommage devrait lui être rendu dans les prochains jours.
Les autorités turques ont annoncé que la boîte noire et l’enregistreur vocal du Falcon 50 avaient été récupérés. Leur analyse, confiée à un pays tiers, devra permettre de déterminer les causes précises de l’accident. Ce drame intervient dans un contexte géopolitique délicat, la Turquie étant un allié du gouvernement d’unité nationale libyen reconnu par l’ONU, dans un pays toujours profondément divisé.




