La Fédération française de tennis a reconnu avoir été victime d’une cyberattaque ayant permis un accès non autorisé à des données personnelles de licenciés. L’incident, révélé le 12 janvier, met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des grandes structures face aux attaques numériques et la nécessité d’un renforcement ferme de la sécurité des systèmes.
Selon les informations communiquées par la FFT, l’attaque a ciblé une plateforme utilisée par les clubs affiliés, donnant à des tiers un accès frauduleux à certaines bases de données. Les informations concernées portent sur des éléments d’identification classiques : nom, prénom, coordonnées électroniques et postales, ainsi que numéros de téléphone. La Fédération assure en revanche que les données bancaires et les mots de passe des adhérents n’ont pas été compromis.
À ce stade, ni le nombre exact de personnes touchées ni la durée de l’intrusion n’ont été rendus publics. Une opacité qui suscite légitimement des interrogations, dans un contexte où les institutions sportives françaises sont de plus en plus exposées à des actes de cyber-malveillance visant des bases de données sensibles.
Une gestion encadrée par l’État et les autorités compétentes
Face à cet incident, la Fédération française de tennis indique avoir réagi immédiatement en sécurisant la plateforme concernée. Les accès ont été revus, des contrôles techniques renforcés et des mesures correctives mises en œuvre afin d’éviter toute récidive. Une plainte a été déposée afin de permettre à la justice d’identifier les auteurs et de déterminer précisément les failles exploitées.
Conformément aux obligations légales, la Commission nationale de l’informatique et des libertés ainsi que l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ont été saisies. Ces démarches traduisent le rôle central de l’État dans la régulation et la protection des données personnelles, un enjeu devenu stratégique à l’ère numérique.
Vigilance demandée aux licenciés
La FFT a parallèlement appelé ses adhérents à la prudence. En cas de messages inhabituels, de sollicitations suspectes ou de tentatives d’usurpation d’identité, les licenciés sont invités à redoubler de vigilance. Même en l’absence de fuite bancaire, l’accès à des coordonnées personnelles peut faciliter des opérations de phishing ciblées.
Cet épisode rappelle que la cybersécurité n’est plus un sujet secondaire. Elle concerne désormais l’ensemble des acteurs, publics comme privés, et impose des investissements constants, une culture de la responsabilité et un cadre clair, afin de protéger les citoyens, les associations et les institutions françaises contre des menaces de plus en plus organisées.



