L’année 2026 débute sur une note encourageante du côté des naissances à Saint-Pierre-et-Miquelon. Les chiffres communiqués par la maternité laissent entrevoir un léger rebond, sans pour autant inverser une tendance démographique globale toujours préoccupante pour l’archipel.

Noah, premier bébé né le 3 janvier, ouvre l’année plus tôt que l’an passé, où la première naissance n’avait été enregistrée que le 16 janvier. Un symbole qui accompagne des perspectives un peu plus favorables : selon la maternité du centre hospitalier François-Dunan, vingt naissances sont déjà attendues d’ici la fin juillet 2026, sur la base des grossesses actuellement déclarées. À ce rythme, le total annuel pourrait dépasser la trentaine de naissances, un niveau supérieur à celui de 2024, qualifiée d’année creuse par les professionnels de santé.

Un solde démographique toujours négatif

Cette amélioration reste toutefois insuffisante pour enrayer le déclin de la population. Au 1er janvier 2026, l’archipel compte 5 790 habitants, sur la base des données statistiques 2023, soit 29 de moins que l’année précédente. Une érosion lente mais continue, qui traduit des départs persistants et un solde migratoire défavorable.

La situation contraste avec celle d’autres territoires ultramarins. Selon l’Insee, la Guyane a gagné plus de 5 600 habitants, tandis que La Réunion enregistre une hausse de plus de 8 300 personnes. Autant de dynamiques positives qui soulignent, par comparaison, la fragilité démographique de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Si la hausse attendue des naissances constitue un signal encourageant, elle ne saurait masquer l’urgence de politiques volontaristes en matière d’attractivité, d’emploi et de maintien des familles sur le territoire, condition indispensable à la pérennité de l’archipel.

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