Un interne en médecine de la subdivision Océan Indien s’est donné la mort, a annoncé l’Union régionale des médecins libéraux (URML OI) dans un communiqué. Le syndicat a adressé ses condoléances à la famille, aux proches et à l’ensemble de la communauté médicale, tout en affirmant que ce décès ne peut être considéré comme un fait isolé.
Dans son texte, l’URML OI dénonce des « violences systémiques et institutionnelles » subies par de nombreux étudiants et soignants tout au long de leur parcours. Le syndicat s’appuie sur plusieurs enquêtes nationales (2017, 2021, 2024), selon lesquelles 21 % des étudiants en médecine auraient eu des idées suicidaires dans l’année, et 70 % auraient envisagé d’arrêter leurs études au moins une fois par mois.
Le communiqué met également en avant la dégradation des conditions de formation, évoquant des semaines de travail moyennes de 59 heures, pouvant atteindre 80 heures selon les spécialités. Il souligne aussi des situations de violences sexistes et sexuelles, de harcèlement, ainsi qu’un manque d’encadrement, avec des internes parfois considérés comme une main-d’œuvre précaire dans les hôpitaux.
L’URML OI pointe enfin les inégalités sociales et territoriales touchant notamment les étudiants originaires des DROM, ainsi que les effets des sous-effectifs et contraintes budgétaires sur la santé mentale des équipes soignantes. Le syndicat appelle à la mise en place de mesures « concrètes et durables » afin d’éviter qu’un tel drame se reproduise.
Le communiqué rappelle qu’une aide gratuite et confidentielle est disponible 24h/24 via le 3114 (ligne nationale de prévention du suicide) et qu’en cas d’urgence, il faut contacter le 15.




