Après les excès des fêtes, le « Dry January », ou mois sans alcool, gagne du terrain en Nouvelle-Calédonie. Importé du monde anglo-saxon, ce concept repose sur une démarche volontaire : suspendre toute consommation d’alcool pendant le mois de janvier afin de prendre du recul sur ses habitudes. Une initiative qui séduit de plus en plus de Calédoniens, non par militantisme, mais par pragmatisme : santé, budget, équilibre personnel.

Contrairement aux discours culpabilisants portés par certains lobbies hygiénistes, le succès du Dry January tient avant tout à une décision individuelle et responsable. Dans un territoire où l’alcool peut être un facteur aggravant de violences familiales et de drames sociaux, cette pause est parfois perçue comme un temps de réflexion salutaire, sans pour autant remettre en cause les traditions conviviales ni la liberté de consommer.

Ce changement de comportement s’accompagne d’une évolution du marché. À Nouméa, les boissons sans alcool notamment les bières trouvent progressivement leur public. Cavistes et restaurateurs adaptent leur offre, répondant à une demande nouvelle mais encore marginale. Une diversification commerciale qui illustre la capacité d’adaptation des acteurs économiques locaux, sans dépendre de subventions ni de discours alarmistes.

Le Dry January n’est ni une obligation collective ni une solution miracle. Il rappelle toutefois une réalité souvent occultée dans les débats publics : les changements durables reposent davantage sur la responsabilité individuelle que sur les slogans ou les politiques coercitives. En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs, la prévention passe d’abord par l’information, la liberté de choix et la maturité citoyenne piliers essentiels d’une société pleinement ancrée dans le cadre républicain.

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