Trois jours après l’incendie criminel ayant détruit deux salles de classe de l’école Jack Mainguet à Dumbéa, trois jeunes hommes ont été présentés au parquet de Nouméa. Deux mineurs et un majeur devront répondre de leur implication dans des faits graves qui portent atteinte à l’école de la République et à l’avenir éducatif des enfants du quartier.
L’incendie s’est produit dans la nuit de dimanche à lundi, aux alentours de 3 heures du matin. Alertées par un riverain, les forces de l’ordre ont rapidement constaté l’ampleur des dégâts. L’enquête, menée avec efficacité par la gendarmerie nationale avec l’appui de la police municipale de Dumbéa, a permis d’identifier et d’interpeller trois suspects, qui ont reconnu leur participation aux faits.
Intrusion, vols et incendie volontaire
Selon le parquet, les trois individus auraient fracturé une porte à l’arrière de l’établissement avant de pénétrer dans les locaux scolaires. Ils ont fouillé plusieurs salles et se sont emparés de fournitures scolaires avant de mettre volontairement le feu à une classe à l’aide de papier. Après leur passage à l’acte, ils se seraient réfugiés dans une maison abandonnée située à proximité de l’école.
Ces faits sont d’autant plus graves que l’école Jack Mainguet, déjà détruite lors des émeutes de 2024, faisait l’objet d’un chantier de réhabilitation. Sa réouverture était prévue pour la prochaine rentrée scolaire, dans un mois à peine. Cet incendie compromet une nouvelle fois la scolarité des élèves et retarde la reconstruction d’un équipement public essentiel.
Un majeur incarcéré, des mineurs sous contrôle judiciaire
Parmi les mis en cause, un jeune homme de 19 ans, déjà connu de la justice pour des faits similaires, sera jugé en comparution devant le tribunal correctionnel ce vendredi 23 janvier. En situation de récidive légale, il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son audience.
Les deux autres suspects, âgés de 14 et 16 ans, ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils seront convoqués ultérieurement devant le tribunal pour enfants. Le plus âgé des deux a été confié à un foyer de la protection de l’enfance et de la jeunesse.
Cet incendie illustre une nouvelle fois les dérives d’une délinquance qui s’en prend aux symboles mêmes de la République. S’attaquer à une école, c’est porter atteinte à l’ordre public, à l’éducation et à l’avenir des jeunes générations. Face à ces actes, la réponse judiciaire rapide et ferme apparaît indispensable pour restaurer l’autorité de l’État et garantir le respect des biens publics en Nouvelle Calédonie.




