À l’approche de la rentrée 2026, les vacances scolaires prennent des allures de vaste opération de reconstruction en Nouvelle-Calédonie. Dans le Sud, collèges et écoles endommagés lors des émeutes font l’objet de chantiers lourds, rendus possibles par des financements massifs de l’État. À Boulari, au Mont-Dore, ou encore à Kaméré, Normandie, Tuband et Gadji, des milliards de francs CFP sont mobilisés pour rebâtir, sécuriser et moderniser des établissements parfois ravagés par la violence.
Ces travaux ne se limitent pas à réparer les dégâts. Les collectivités locales, en particulier la province Sud, ont choisi d’aller plus loin en engageant des rénovations structurelles prévues de longue date : amélioration thermique, acoustique, mise aux normes et meilleure sécurité des sites. Une stratégie assumée qui vise à garantir des conditions d’enseignement dignes, malgré les perturbations subies par les élèves, parfois contraints de poursuivre l’année dans des établissements réorganisés ou provisoires.
À Dumbéa, la reconstruction de l’école Jack-Mainguet illustre concrètement ce soutien national : grâce à l’enveloppe de l’État, une cantine entièrement équipée permettra enfin aux élèves de bénéficier de repas chauds, après une année marquée par des solutions dégradées. Même logique pour le groupe scolaire Louise-de-Greslan, où la commune complète l’aide de Paris pour transformer durablement des bâtiments lourdement endommagés.
Au-delà des chiffres, ces chantiers rappellent une réalité souvent occultée par les discours de rupture : sans l’intervention financière et logistique de la République, nombre d’équipements publics ne pourraient tout simplement pas rouvrir. L’école, pilier de l’unité nationale et de l’égalité des chances, reste ainsi au cœur de l’engagement de l’État en Nouvelle-Calédonie, malgré les tentatives de déstabilisation et les fractures récentes. Un investissement indispensable pour préparer l’avenir et rappeler que l’éducation reste un bien commun de la Nation.




