La mobilisation se poursuit à EDF Guyane. Les négociations ont repris ce lundi 2 mars à 10 heures, après une interruption durant le week-end. Depuis mardi dernier, une partie des agents est en grève pour dénoncer le manque d’investissements sur un réseau de distribution jugé en partie obsolète et l’insuffisance des effectifs pour assurer l’entretien et la résolution des pannes.
Investissements annoncés, désaccord persistant
L’UTG-CGT Éclairage réclame la création d’une cinquantaine de postes supplémentaires. Le syndicat estime que les moyens humains actuels ne permettent pas de garantir un service fiable sur un territoire confronté à une croissance démographique soutenue et à des contraintes techniques spécifiques.
La direction d’EDF affirme de son côté avoir doublé les investissements depuis 2023. Cinquante millions d’euros seraient prévus cette année, avec un engagement équivalent chaque année pendant dix ans. Seize postes auraient également été créés début 2025 pour renforcer le réseau.
La semaine dernière, les discussions avaient été brièvement suspendues après des actes de malveillance sur des équipements d’EDF. L’UTG dément toute implication. Ces incidents avaient provoqué des coupures d’électricité touchant 8 000 clients et entraîné des perturbations dans la distribution d’eau potable sur le territoire de la CACL.
Selon le syndicat, la direction propose désormais la création de neuf postes ainsi qu’une présentation en CSE des travaux réalisés et programmés. Des avancées jugées insuffisantes par les grévistes. Le dialogue reprend donc dans un climat tendu, avec en toile de fond un enjeu majeur : la sécurisation durable de l’approvisionnement électrique en Guyane.




