Sport encore discret sur le territoire, le footgolf guyanais peut déjà se targuer d’une figure de premier plan. À 60 ans, Sylvie Puskas, surnommée Lulu, s’est hissée à la 19ème place mondiale après seulement deux ans de pratique. Une progression rare qui place désormais la Guyane sur la carte d’une discipline en plein développement.
Une ascension fulgurante, construite à l’entraînement
Lulu a découvert le footgolf lors d’un stage d’initiation. Elle n’avait jamais pratiqué ni le football ni le golf, mais la passion a pris immédiatement. Depuis, la routine est devenue une exigence, concentration, force et précision à chaque frappe, avec trois entraînements par semaine au golf de l’Anse à Kourou, souvent aux côtés de son mari. Grâce à cette régularité et à des compétitions disputées à l’étranger, notamment au Chili et en Argentine, elle a engrangé des points au classement international, jusqu’à intégrer le top 20 mondial.
Son parcours impressionne d’autant plus qu’il est parti de rien. Son époux Arnaud ne cache pas sa fierté, soulignant qu’en deux ans, elle a atteint un niveau que beaucoup mettent une carrière à approcher, avec notamment une troisième place à l’Open des États Unis.
Ce week end marque le lancement du championnat de Guyane. Championne en 2025, Lulu devra défendre sa place face à une concurrence qui se renforce. Patricia De Sonneville l’annonce clairement, cette saison, son objectif est le podium, et sa rivale principale reste Lulu.
Au delà du championnat local, l’échéance majeure est déjà fixée, les championnats du monde de footgolf en mai prochain au Mexique, où la Guyanaise veut confirmer que son classement n’est pas une parenthèse mais un cap.
Le footgolf existe en Guyane depuis 2023 et compte 25 adhérents, dont six femmes. Une discipline jeune, mais qui prouve déjà qu’avec du travail et de l’audace, les talents ultramarins peuvent se hisser au plus haut niveau.




