En partenariat avec les Hôtels Karibea

En déplacement en Martinique, les sénatrices Catherine Conconne et Marion Canalès ont rencontré des acteurs de terrain pour aborder deux réalités qui gagnent du terrain : l’errance sociale et la toxicomanie. Elles ont échangé avec l’ACISE et l’A.T.T.R.A.I.T, association engagée auprès des personnes dépendantes et de leurs familles, afin de mieux cerner les mécanismes à l’œuvre et les réponses possibles sur le territoire.

Prévention, soins, réinsertion, le volet humain de la loi narcotrafic

Cette étape s’inscrit dans le cadre d’une mission sénatoriale liée au volet 2 de la loi narcotrafic, centré sur la prévention et l’accompagnement. Catherine Conconne rappelle que l’arsenal pénal et judiciaire a été renforcé, notamment avec la mise en place d’un parquet dédié, mais estime que le sujet ne peut pas se limiter à la répression. Pour elle, la toxicomanie doit être considérée comme une maladie, avec des patients à soigner et des familles à accompagner.

Au centre des échanges, la possibilité de créer une communauté thérapeutique, présentée comme un outil structurant de prise en charge, de stabilisation et de réinsertion. Les sénatrices et les associations pointent un déficit de prévention, jugée trop faible, voire inexistante à certains niveaux, alors que les plus jeunes restent exposés à des discours banalisant la drogue.

Les acteurs associatifs réclament des moyens renforcés et une stratégie durable, fondée sur l’autorité, la pédagogie et la continuité des parcours de soin. En Martinique, l’enjeu est clair : reprendre le contrôle, protéger la jeunesse et soutenir ceux qui veulent sortir de l’addiction, sans laisser l’errance et la dépendance devenir une fatalité.

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