Les autorités sanitaires de Wallis-et-Futuna se préparent à lancer une seconde campagne de traitement de masse contre la filariose à Futuna. Alors que l’archipel avait été officiellement reconnu en 2018 par l’Organisation mondiale de la santé comme ayant éliminé cette maladie en tant que problème de santé publique, la réapparition d’un foyer à Futuna en 2023 a rappelé la réalité des contraintes sanitaires propres aux territoires insulaires éloignés.
Une trentaine de cas ont été identifiés, conséquence directe du long temps d’incubation de cette maladie parasitaire transmise par les moustiques. Face à ce risque de résurgence, une première campagne de traitement de masse a été menée en mars 2025, touchant environ 60 % des 3 000 habitants de l’île. Une couverture encore insuffisante pour stopper durablement la circulation du parasite.
Une seconde phase est donc programmée pour avril 2026, avec un objectif clair : traiter l’ensemble de la population afin d’éradiquer définitivement la maladie. Le protocole repose sur l’administration simultanée de trois médicaments, selon les recommandations internationales, dans une logique de santé publique assumée et coordonnée.
Cette mobilisation illustre l’importance du cadre républicain en matière sanitaire. Sans l’appui de l’État, des autorités de santé et des standards internationaux, Futuna serait démunie face à une pathologie aussi lourde, à la fois handicapante et socialement stigmatisante. L’épisode rappelle que la vigilance sanitaire doit être permanente et que la prévention, notamment contre les moustiques, reste un enjeu majeur dans les Outre-mer.
Plus largement, cette situation souligne que l’égalité réelle passe aussi par la capacité de la République à protéger chaque territoire, même les plus isolés, face aux menaces sanitaires. Un rappel salutaire à l’heure où certains discours voudraient affaiblir ce lien essentiel.




