Depuis le 1er janvier 2026, le service sur place dans la restauration doit basculer vers des contenants réemployables : assiettes, gobelets, couverts et emballages conçus pour être lavés et réutilisés. Roulottes, snacks, fast-foods, bars ou restaurants traditionnels : tout le secteur est concerné, avec une règle simple sur place, le “tout jetable” n’a plus sa place.
L’objectif affiché est double : réduire drastiquement les déchets à usage unique et accélérer l’évolution des habitudes de consommation. Derrière la logique environnementale, il y a aussi un enjeu de souveraineté et de bon sens économique : moins de plastique importé, moins de déchets à gérer, et une responsabilisation concrète plutôt que des discours. Dans des îles où la mer est un patrimoine vital, la lutte contre la pollution n’est pas un luxe “de métropole”, c’est une nécessité.
Sur le terrain, la transition n’a rien d’une formalité. Le réemployable oblige les professionnels à revoir leur organisation : investissement dans du matériel durable, gestion des stocks, rotation, lavage, stockage… Autrement dit, une petite révolution logistique, surtout pour les structures modestes. Mais c’est aussi l’occasion de monter en gamme, de professionnaliser les pratiques et de gagner en crédibilité auprès d’une clientèle qui, elle aussi, change.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans un durcissement progressif des règles engagées depuis plusieurs années : interdiction des sacs plastiques depuis 2022, restrictions renforcées à l’été 2025 sur certaines vaisselles jetables. La République fixe un cap commun la réduction du jetable et l’Outre-mer montre qu’il peut être à l’avant-garde, non par contrainte idéologique, mais parce qu’ici, l’environnement n’est pas un slogan : c’est la condition même de la vie et de l’attractivité du territoire.




