L’expérience écossaise de Wilfried Nancy aura tourné court. À peine plus d’un mois après sa nomination, l’entraîneur guadeloupéen a été remercié par le Celtic Glasgow, au lendemain d’une lourde défaite face aux Rangers lors du derby de Glasgow, rendez-vous incontournable du football écossais.
Arrivé sur le banc du Celtic début décembre 2025, Wilfried Nancy n’a pas survécu à la pression extrême qui entoure le club le plus titré d’Écosse. La défaite concédée dimanche face aux Rangers, sur le score de 3-1, a précipité une décision déjà mûrie par la direction. Le club a officialisé ce lundi 5 janvier la rupture du contrat de son entraîneur, fragilisé par une série de résultats jugés insuffisants.
À 48 ans, l’ancien technicien du Columbus Crew, pourtant auréolé d’un titre en Major League Soccer, n’est jamais parvenu à installer durablement sa patte. Après un début catastrophique marqué par quatre défaites consécutives, un court sursaut avait laissé espérer un redressement avec deux succès face à Aberdeen et Livingston. Mais ce regain a été rapidement effacé par une nouvelle défaite contre Motherwell, avant le revers fatal face au rival historique.
Un contexte d’exigence maximale et un retour aux valeurs sûres
Dans un environnement où chaque match est décisif et où la patience n’a guère sa place, Wilfried Nancy n’a pas bénéficié du temps nécessaire pour construire. Ses choix tactiques, combinés à l’élimination précoce des compétitions européennes, ont progressivement entamé la confiance des dirigeants. Le revers dans l’Old Firm derby, symbole fort pour les supporters comme pour l’institution, a rendu sa position intenable.
Pour assurer la transition, le Celtic a choisi de se tourner vers une figure familière et rassurante. Martin O’Neill, 73 ans, reprend les commandes de l’équipe jusqu’à la fin de la saison. Déjà passé à plusieurs reprises sur le banc de Glasgow, notamment entre 2000 et 2005, le technicien nord-irlandais aura pour mission de rétablir l’ordre, de stabiliser le vestiaire et de préserver les ambitions nationales du club.
Ce nouvel épisode illustre une fois encore la dure réalité du très haut niveau européen, où la culture du résultat immédiat prime sur les projets à moyen terme, même pour des entraîneurs au palmarès reconnu.




