Encore peu connu en Guyane, le footgolf vient pourtant de trouver une ambassadrice de tout premier plan. À 60 ans, Sylvie Puskas, surnommée « Lulu », s’est hissée en deux années seulement à la 19e place du classement mondial. Une performance remarquable qui la conduit désormais vers les championnats du monde, programmés en mai prochain au Mexique.
Découverte presque par hasard lors d’un stage d’initiation, la discipline a immédiatement séduit cette sportive tardive, pourtant sans passé ni dans le football ni dans le golf. La rigueur du geste, la concentration et la précision ont rapidement fait la différence. À Kourou, sur le parcours de l’Anse, Sylvie Puskas s’entraîne plusieurs fois par semaine, avec une constance qui explique largement sa progression spectaculaire.
Une ascension fulgurante au plus haut niveau
En l’espace de deux saisons, la Guyanaise a accumulé des points sur le circuit international en participant à des compétitions à l’étranger, notamment en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Cette ouverture internationale, rendue possible par l’engagement personnel du couple qu’elle forme avec son mari, lui a permis d’intégrer l’élite mondiale d’un sport encore très concurrentiel.
Son parcours impressionne jusque dans son entourage le plus proche. À 60 ans, atteindre un tel classement mondial, décrocher un podium lors d’un Open aux États-Unis et rivaliser avec des joueuses plus jeunes et expérimentées constitue un signal fort. Il démontre que le sport de haut niveau reste accessible à ceux qui conjuguent discipline, engagement et esprit de compétition.
Le championnat local comme tremplin vers le Mondial
En Guyane, le championnat local débute ce week-end. Tenante du titre l’an dernier, Sylvie Puskas devra cette fois composer avec une concurrence renforcée, preuve que le footgolf gagne progressivement en structuration sur le territoire. Les autres compétitrices locales ne cachent d’ailleurs pas leurs ambitions face à celle qui s’est imposée comme la référence.
Mais l’objectif principal reste ailleurs. Les championnats du monde, attendus au Mexique au mois de mai, représentent l’étape décisive de la saison. Une échéance internationale qui illustre le potentiel de développement de cette discipline en Guyane, où le footgolf n’existe officiellement que depuis 2023 et compte déjà plusieurs dizaines d’adhérents.
À travers le parcours de Sylvie Puskas, c’est aussi l’image d’une Guyane capable de faire émerger des talents, de s’inscrire dans les circuits internationaux et de valoriser l’effort individuel qui se dessine. Une réussite sportive qui mérite d’être saluée et encouragée.




