Les fortes pluies qui frappent La Réunion depuis plusieurs jours ont entraîné une montée rapide des eaux de la Rivière des Galets, contraignant la commune de La Possession à fermer temporairement la piste d’accès, ce mardi 30 décembre. Cette décision de sécurité laisse de nombreux randonneurs bloqués dans le cirque de Mafate, tandis que les autorités organisent les évacuations nécessaires.
Face à la dégradation brutale des conditions météorologiques, la mairie de La Possession a annoncé la fermeture immédiate de la piste de la Rivière des Galets, et ce jusqu’à nouvel ordre. La circulation ne pourra reprendre qu’après une inspection complète confirmant que l’axe est de nouveau praticable et sécurisé. Durant cette période, seuls les personnels dûment habilités sont autorisés à emprunter la piste, devenue impraticable depuis lundi, y compris pour les véhicules tout-terrain qui l’utilisent habituellement.
Des évacuations organisées sous contrôle des autorités
La crue de la Rivière des Galets a également empêché de nombreux randonneurs de rejoindre le point de sortie de Deux-Bras. Selon le Peloton de gendarmerie de haute montagne, près d’une centaine de personnes se sont retrouvées bloquées en l’espace de deux jours dans plusieurs secteurs du cirque de Mafate, notamment à Roche Plate, aux Orangers, aux Lataniers, à Grand-Place et au camping de Deux-Bras.
La majorité des randonneurs a été invitée à quitter la zone par des itinéraires alternatifs via les Hauts, comme le Maïdo ou le sentier Scout. En revanche, une vingtaine de personnes doivent être évacuées par hélicoptère, au moyen de rotations courtes entre les îlets et la digue de Deux-Bras, sous la coordination de la section aérienne de la gendarmerie.
Les habitants de Mafate, pour leur part, rejoignent également le cirque par voie aérienne afin d’assurer la continuité de la vie locale malgré les conditions difficiles. En parallèle, le plan ORSEC a été déclenché et des établissements scolaires ont été réquisitionnés pour servir de centres d’hébergement temporaire.
Cet épisode rappelle la vulnérabilité des zones enclavées de l’île face aux aléas climatiques et souligne l’importance d’une organisation rigoureuse des secours, fondée sur l’anticipation, l’autorité de l’État et la responsabilité individuelle, notamment en période de forte fréquentation touristique.




