À Saint-Pierre-et-Miquelon, le patrouilleur Fulmar accueille une nouvelle recrue : Élise de Feuardent, 25 ans. Volontaire officier aspirant, elle s’engage pour un contrat d’un an à bord du bâtiment de la Marine nationale, où elle est aujourd’hui l’unique femme de l’équipage.

Embarquée aux côtés de 13 marins, la jeune femme découvre les différents métiers du bord au fil des missions et de la vie quotidienne en mer. Cet engagement vise avant tout à acquérir une expérience concrète, au plus près des opérations, dans un environnement exigeant et structuré par la discipline militaire.

Diplômée en droit et affaires internationales, Élise de Feuardent n’arrive pas en terrain inconnu : elle était déjà réserviste de la Marine nationale pendant ses études. Elle a choisi de mettre ses compétences au service des armées, dans une démarche à la fois professionnelle et vocationnelle.

Une vocation maritime assumée, dans une Marine qui se féminise progressivement

Son attachement au monde maritime est aussi familial : elle tient sa passion de la mer de son père, marin-pêcheur. Une filiation qui éclaire son choix d’embarquer, malgré les contraintes physiques et la rudesse des conditions en mer.

Si elle est seule femme à bord du Fulmar, la présence féminine dans la Marine nationale progresse. Les premières femmes ont embarqué sur des navires militaires dès les années 1980. Aujourd’hui, elles représentent environ 17 % des effectifs au niveau national.

À travers ce parcours, c’est aussi l’image d’une Marine fidèle à ses missions régaliennes, mais capable d’intégrer de nouveaux profils, qui se dessine dans l’archipel : une institution d’autorité, d’engagement et de service, au cœur de la souveraineté française dans l’Atlantique Nord.

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