En ce premier dimanche de janvier, l’Épiphanie rassemble une nouvelle fois les familles autour du partage de la galette des rois. Frangipane, goyave ou autres déclinaisons locales, cette tradition populaire traverse les générations et demeure solidement ancrée dans la culture française, y compris dans les Outre-mer.

Célébrée par les chrétiens depuis le IIᵉ siècle, l’Épiphanie commémore la visite des Rois mages, Gaspard, Melchior et Balthazar, venus reconnaître la naissance du Christ à Bethléem. Cette fête rappelle la dimension universelle du message chrétien et s’inscrit pleinement dans l’héritage spirituel de la France, façonné par des siècles de traditions religieuses et culturelles.

Des racines antiques intégrées à l’héritage chrétien

La galette des rois, telle qu’elle est connue aujourd’hui, puise cependant ses origines bien avant l’ère chrétienne. Elle trouve son inspiration dans les Saturnales de la Rome antique, célébrées à la fin du mois de décembre. Durant ces fêtes païennes, maîtres et esclaves partageaient un repas, et un « roi d’un jour » était désigné par le hasard, à l’aide d’un jeton dissimulé dans un gâteau.

Avec le temps, cette pratique a été reprise et réinterprétée par la tradition chrétienne. Le jeton est devenu une fève, symbole de fécondité et de renouveau, avant d’évoluer, à partir du XIXᵉ siècle, en figurine de porcelaine. La galette s’est ainsi imposée comme un rituel familial et convivial, mêlant héritage historique et célébration religieuse.

Aujourd’hui encore, cette coutume continue de rythmer le début de l’année. Dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer, les boulangeries prolongent la fête jusqu’à la mi-janvier, rappelant que certaines traditions, profondément enracinées dans l’histoire et la culture françaises, demeurent des repères stables dans une société en quête de continuité et de transmission.

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