Malgré une baisse de son activité en 2024, le Grand Port Maritime de Guadeloupe maintient le cap. L’infrastructure entend s’imposer comme un acteur central des échanges dans la Caraïbe, portée par des investissements massifs et une stratégie tournée vers l’avenir.

Des résultats en baisse mais contrastés

Avec 3,36 millions de tonnes traitées en 2024, le port enregistre un recul de 3,6 %, soit 130 000 tonnes de moins qu’en 2023. Plusieurs segments sont en nette baisse, notamment les vracs solides, en chute de 17 %, ou encore le sucre, qui recule de près de 20 %. Le trafic de conteneurs suit la même tendance, affecté par une consommation en berne sur le territoire.

Les opérations de transbordement ont également été pénalisées, notamment en raison de retards et d’intempéries ayant perturbé certaines escales. À l’inverse, certains secteurs résistent et progressent, comme les vracs liquides en hausse de plus de 15 % et le charbon, qui gagne plus de 7 %.

Malgré ce contexte, la dynamique d’investissement reste soutenue. En 2024, 58 millions d’euros ont été engagés, un montant reconduit pour 2025. Sur la période 2024-2028, le projet stratégique du port prévoit 230 millions d’euros d’investissements, dont déjà plus de la moitié mobilisée.

Parmi les chantiers majeurs, l’extension du quai 12 constitue une pièce maîtresse, avec un allongement à 280 mètres pour accueillir des navires plus imposants. Le port modernise également ses équipements avec l’arrivée de nouveaux portiques et le renforcement de ses capacités de manutention.

L’État accompagne ce développement avec des moyens supplémentaires, notamment un scanner mobile destiné à renforcer la sécurité et la lutte contre les trafics.

Au-delà des chiffres, la stratégie est claire : faire du port de Guadeloupe un hub régional capable de structurer les échanges intra-caribéens. À travers le projet CariPorts, l’objectif est d’attirer davantage d’armateurs et de consolider la place du territoire dans les flux maritimes de la zone.

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